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La Visite Officialle En Ukraine

Honorables sénateurs, Martin Luther King a dit que l'arc de l'histoire est long, mais qu'il penche vers la justice. Avec cette analogie en tête, j'aimerais faire rapport au Sénat de la visite que le sénateur Plett et moi avons faite en Ukraine la semaine dernière. Nous y avons vu des Canadiens, des Ukrainiens et des ressortissants de plusieurs autres pays s'accrocher à cet arc de l'histoire et faire de leur mieux pour le faire pencher plus rapidement vers la justice.

L'Ukraine a offert refuge à mes ancêtres à la fin du XVIIIe siècle. Cent vingt-cinq ans plus tard, en 1924, c'est le Canada qui a accueilli mes parents, qui fuyaient les persécutions du régime soviétique dans leur pays.

Nous nous sommes rendus en Ukraine pour représenter le gouvernement du Canada à l'occasion de la célébration du 50e anniversaire du centre mennonite de Molochansk, anciennement Halbstadt, qui était au centre d'un peuplement mennonite dans la vallée de la rivière Molochna ayant été essentiellement rayé de la carte après les premières années de la révolution et les purges staliniennes des années 1930.

Avant de faire rapport de cette partie de notre visite, je tiens à parler de certaines des personnes que nous avons pu rencontrer et qui tentent de faire pencher l'arc de l'histoire un peu plus résolument vers la justice.

Comme il s'agissait d'une visite officielle, j'ai assisté à une séance d'information donnée par le lieutenant-colonel Niven, du ministère de la Défense nationale du Canada. Il fait partie de la Force opérationnelle interarmées — Ukraine, qui aide l'Ukraine dans le domaine de l'entraînement militaire. J'ai pu visiter le service de police de Kiev, où un programme d'aide internationale canadien transforme littéralement les efforts de la police de cette ville grâce à une jeune chef de police de 28 ans, qui est déterminé à régler les problèmes de corruption qui sont endémiques dans la police et ailleurs.

Le sous-ministre des Affaires étrangères a parlé du point de vue de l'Ukraine sur le processus de consultation de la communauté internationale concernant l'Est, mais j'ai été particulièrement impressionné par ma rencontre avec la ministre de la Santé par intérim, Uliana Suprun, médecin et ancienne membre de la diaspora rentrée au pays. Elle cherche à adapter davantage le mandat du ministère de la Santé aux besoins fondamentaux des Ukrainiens. J'ai eu le plaisir d'assister à la signature, avec le ministre de l'Écologie et des Ressources naturelles, d'une entente avec Ressources naturelles Canada en vue d'aider l'Ukraine, qui cherche à développer ses activités d'exploitation minière et de ressources naturelles et à faire des inventaires géologiques. Les deux gouvernements font donc le maximum pour courber cet arc.

Des organismes internationaux — que ce soit l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, le Conseil de l'Europe, l'International Republican Institute, l'OTAN ou divers organismes humanitaires et de défense des droits de la personne de l'ONU — ont exprimé le désir de renforcer les capacités pour la société civile.

J'aimerais mentionner brièvement la société civile, si je le peux, et le sénateur Plett parlera des fêtes auxquelles nous avons pris part. C'est la société civile qui accroîtra la possibilité d'une bonne gouvernance en Ukraine, et c'est la société civile à laquelle nous devons nous intéresser davantage.

Je vais conclure en citant simplement mon théologien et penseur préféré, Reinhold Niebuhr, qui a dit : « La capacité de l'homme pour la justice rend la démocratie possible, mais l'inclination de l'homme pour l'injustice rend la démocratie nécessaire. » On ne pourrait mieux dire dans le cadre de notre visite en Ukraine et je remercie le sénateur Plett de m'avoir accompagné.