Ce site est conçu pour les fureteurs compatibles avec les normes web. Il demeure tout de même fonctionnel avec les autres fureteurs.

Accéder au contenu

Félicitations

Je serai bref, honorables sénateurs. Je tenais à remercier tous les sénateurs de ce que nous avons accompli collectivement au cours des 12 semaines, oui, de la session d'automne qui se termine. Non seulement nous avons accueilli 21 nouveaux sénateurs de 7 provinces différentes, mais, grâce à la coopération de tous, nous avons donné suite à leur arrivée en revoyant la composition des comités et, aujourd'hui, en procédant à des nominations aux comités.

Durant ces 12 semaines, soulignons que nous avons adopté 6 projets de loi d'initiative ministérielle, en comptant la sanction royale reçue aujourd'hui, et que nous avons fait avancer des projets de loi importants aux yeux du gouvernement.

Je salue également le travail réalisé par les comités permanents dans leurs études sur divers sujets. Je ne les énumérerai pas, car vous connaissez l'excellent travail qui a été fait, sans oublier les projets de loi publics émanant du Sénat qui ont été présentés, y compris celui dont il a été question aujourd'hui.

Je tiens donc à souligner à tous les sénateurs que j'ai apprécié les progrès que cette institution a réalisés pendant ces quelques semaines et la coopération qui y a régné. J'ai déjà hâte à la reprise des travaux, ceux des comités notamment, car nous savons quels projets de loi nous attendent ou vont nous être renvoyés. J'espère que l'esprit qui nous anime en cette fin d'année sera toujours présent à notre retour le 31 janvier 2017.

Honorables sénateurs, le grand poète Shelley a déjà dit que les poètes sont les législateurs méconnus de ce monde. Dans cet esprit, il y a quelques mois, j'ai demandé à George Elliott Clarke, le poète officiel du Parlement du Canada, de nous écrire quelques vers pour synthétiser l'essence et le potentiel du Sénat. Il nous a donc fait l'honneur de cette œuvre magnifique, que j'aimerais vous lire. Mais auparavant, j'aimerais...

J'aimerais souligner que M. Clarke a dédié son poème à la mémoire du sénateur Pierre Claude Nolin, défenseur de la réforme du Sénat, et qu'il a engagé son collaborateur, Robert Paquin, pour traduire le poème en français, ou, plutôt, pour en faire une interprétation. Ce soir, pour maintenir l'intégrité de ce travail, je vais lire le poème en anglais dans son intégralité.

Avec votre consentement, je vais vous réciter ce poème, qui s'intitule Le Sénat du Canada : mise à jour en cours.

La Tradition, dit-on, se trouve à l'antipodeDe ce qui constitue en général la Mode,Bien que toujours ouverte à une évolution —Par une Réflexion et une Décision;Donc pour conserver l'institution du Sénat,La Chambre du Sénat, couleur rouge grenat,Doit étudier et réviser sa procédurePour l'adoption de lois qui soient justes et qui durent...Car en tout premier lieu et tout bien réfléchi :Il nous faut préserver ce que l'on a acquisAu prix de combats, de désastres et de guerresNécessitant notre intervention militaire,Montrer clairvoyance dans notre surveillance,Afin de garantir le maintien du bon sensDans les projets de lois adoptés aux CommunesEn les révisant pour y trouver les lacunesNon pas par volonté ou esprit d'Ingérence,Mais par honnêteté et avec indulgence,Le Sénat garantit que le GouvernementPar ses lois n'altèrera pas le Parlement,Tous les projets de loi sont donc analysésPour Bien légiférer sans rien paralyser,On cherche à rendre transparents tous les projetsOmnibus (car l'obscur souvent mène au rejet), Le Sénat toujours prend en considérationAutant les besoins de toutes les régionsQue ceux des minorités et aussi ceux de Premières Nations : pour le Sénat, c'est l'idée!Inventer est adresse, améliorer, un art :Honorables Sénateurs, c'est là votre part.Une opinion bien réfléchie, cela n'a rienDe « partisan ». C'est plutôt vraiment « canadien ».

Je vous invite à mon bureau pour des rafraîchissements après l'ajournement.